Légende bannière

Fin de journée d'automne sur Château-Chalon.

translate

juste des images

Si vous ne voulez voir que les photos.

Vous ne voulez voir que les photos ? Rien de plus simple...Pour chaque article, cliquez sur n'importe quelle photo, cela vous permettra de les voir toutes en grand format.
Affichage des articles dont le libellé est Pays du Vignoble et Revermont. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pays du Vignoble et Revermont. Afficher tous les articles

mercredi 21 octobre 2015

Rétrospective Jacques Maillard, au Carcom de Lons-le-Saunier.


               Du 12 octobre au 22 octobre 2015, une " Rétrospective Jacques Maillard" est présentée au Carcom de Lons-le-Saunier.

               Jacques Maillard, né dans la capitale du Jura le 19 octobre 1951, homme sensible et discret, commence à  peindre dans les années soixante. Il cherche sa voie pendant plusieurs années, passe du figuratif à l'abstrait, travaillant l'harmonie graphique et chromatique; "une toile doit être un équilibre...un moment entre le mouvement et l'inertie". Sa passion et son amour de la Nature le guideront ensuite "au fil des toiles" vers une peinture issue de l'observation de paysages, traitant principalement des atmosphères, essayant de traduire et de renvoyer à celles et ceux qui contemplent ses œuvres, un univers de paix et de quiétude, propice à la méditation.
              Cet artiste peintre lédonien adhéra très tôt à l'association artistique jurassienne pour la promotion de l'art contemporain ARCO et y sera chargé de la communication. 
         
             Jacques Maillard exposa bien sûr régulièrement au Carrefour de la Communication de Lons-le-Saunier, aux Biennales de Besançon, également à l'étranger, particulièrement à Bruxelles en Belgique. Lors des Triennales d'Art du Jura, il ne manquait pas d'ouvrir son atelier pour faire découvrir sa passion.

             Sa dernière exposition date d'octobre 2013, celle-ci en compagnie de Joaquim Ferrando et de Jenny Jacottet, au Carrefour de la communication de Lons-le-Saunier.

Œuvres des années 70/80.

Vue sur l'atelier.









                 Un accident cardio-vasculaire en décembre 2013 priva Jacques Maillard de toute conscience, et en 2014 peu après ses 63 ans, il quitta ce monde pour en rejoindre un autre, de silence et de paix...peut-être à la recherche d'autres expériences picturales.


vendredi 2 octobre 2015

Le Festival de la Nature 2015. Lons-le -Saunier 39000.


                           Samedi 26 et dimanche 27 septembre se tenait le Festival de la Nature organisé par la Société d'Histoire Naturelle du Jura (la S.H.N.J.). Un bon nombre de Jurassiens, mais pas uniquement, sont venus enrichir leurs connaissances sur les champignons en ce début d'automne, période propice à leur cueillette. Malgré les conditions peu favorables, la S.H.N.J. a pu présenter plus de deux cents espèces, des meilleurs comestibles aux plus toxiques voire mortelles. Notons qu'entre la semaine 27 et la semaine 35 en cette année 2015, il a été dénombré 13 cas d'intoxications en Franche-Comté; tous les ans sont observés en moyenne 3 cas mortels et une vingtaine de cas graves en France.
           Conjointement à l'exposition mycologique, la  S.H.N.J. a présenté une exposition de baies et autres fruits sauvages.
         
           Le groupe Paléontologique et minéralogique Franc-Comtois (le G.P.M.F.C.), section Lons-le-Saunier, invité à la manifestation, proposait une belle exposition de minéraux et fossiles qui  suscita la curiosité de bon nombre de visiteurs.

          Patrick Marcel, " chasseur de volcans", également invité, présentait de superbes photos, de nombreuses roches d'origine volcanique, et un merveilleux film sur les volcans, sujet qui ne laisse personne indifférent, les éruptions de ceux-ci, souvent spectaculaires, impressionnantes, restant des évènements majeurs, particulièrement en zones peuplées.

        Pour donner une dimension artistique à ce Festival de la Nature, le peintre Bernard Dupin, domicilié à Essia, village du canton d'Orgelet en Petite Montagne, exposait quelques unes de ses toiles hyperréalistes et surréalistes, inspirée par la Nature et pour l'occasion par les champignons.

        À noter que l'entrée de cette belle manifestation enrichissante était libre d'accès.




Une belle présentation dès l'entrée.

Quelques espèces de champignons dans un décor digne des plus beaux sous-bois.

D’éminents mycologues en pleine détermination, Denis Tarare, Joseph Martin...

De beaux spécimens bien frais qui font envie...

De belles Lépiotes qui donneraient bien du plaisir à certains gourmets....

De belles assiettes, avec des champignons bien frais,
et une improbable Morille à la Défense...

De belles planches avec de belles photos de volcans et de beaux spécimens de
roches volcaniques.

Des zéolithes, structures minérales très particulières,
ici incluses dans un basalte islandais.

Champignons et baies d'automne.

Une belle collection de baies et autres fruits d'automne.

De beaux rameaux de Ruscus aculeatus, le Fragon faux houx,
avec ses baies rouges toxiques.

Collections minéralogiques et paléontologiques et peintures écologiques...

Sandrine Devaux, présidente de la section lédonnienne du G.P.M.F.C.,
renseignant une jeune passionnée.

lundi 14 septembre 2015

Le château du Pin. Le Pin 39210.


                      Voici un des plus beaux  et rares châteaux médiévaux de Franche-Comté. Il est bâti sur une petite colline située à quelques kilomètres au nord-est de Lons-le-Saunier.
                      À l'origine, aux environs de 1053, existait un castrum au donjon en bois, nommé "Garde Chemin", appartenant aux moines de l'abbaye de Baume-les-Messieurs.
                      En 1253, l'abbé Odon, deuxième abbé de Baume-les-Messieurs octroie par un contrat de pariage, "le Seigneur garde son donjon et l'Abbaye un logis", la moitié de l'ancien castrum à Jean 1er de Chalon, dit "l'Antique", issu de la branche cadette de la maison ducale de Bourgogne, afin de mettre fin à la lutte qu'ils se mènent. Jean de Chalon édifie le donjon chargé de surveiller et protéger la route du sel, précieux "or blanc", extrait des salines de Monmorot toutes proches.
                    En 1336, Jean II de Chalon-Arlay renforce le donjon et construit une enceinte fortifiée à tours rondes.
                   1445, Guillaume de Vaudrey, seigneur de Courlaoux, achète le château à Louis II de Chalon-Arlay, et le remodèle pour faire face aux nouvelles armes à feu.
                   1596, le château est vendu à la famille Charreton.
                   Sous Louis XIII, pendant la guerre de dix ans, les troupes du duc de Longueville qui viennent entre autres "faits d'armes" d'incendier Lons-le-Saunier, s'emparent du Château du Pin après de violents combats.
                   En 1674, le Château du Pin est en partie démantelé sur ordre de Louis XIV. L'abbé Jean de Watteville, abbé de Baume-les-Messieurs depuis 1659, serait-il intervenu pour en empêcher la destruction complète?...
                   Au XVIIIème siècle le château change plusieurs fois de propriétaire, puis après 1848 le château devient une exploitation viticole. Le donjon est alors ébranlé suite à des dynamitages utilisés pour ouvrir une cave à pressoir.

                   Depuis 1923, le Château du Pin fut l'objet d'importantes restaurations, menées successivement par les Barons Carlos, Gérard et Charles de Watteville, issus d'une grande famille bernoise en Suisse. Lors de la visite du château, vous rencontrerez peut-être les actuels propriétaires, Béatrice de Watteville, petite fille de Gérard et de Marie de Watteville, et Jean-Léonard Bonzon.


Le Château du Pin, côté est, vu de la route reliant Lons-le-Saunier à Voiteur.
Au sud le donjon, excentré. Au centre, entre les deux tours, le logis.

À chaque angle du donjon, une échauguette à poivrière
 pour renforcer le système défensif.

Le Château du Pin, côté ouest.

Le Château du Pin, côté ouest.

Le Château du Pin, côté ouest.

Le Château du Pin, émergeant de la végétation, côté ouest.

Une des cinq tours semi-circulaires et le donjon.

Une des cinq tours semi-circulaires et le donjon.

Le puissant donjon à section carrée,
haut de 22 m sous les mâchicoulis
avec des murs de 2,40-2,80 m d'épaisseur.

L'imposant donjon et son chemin de ronde couvert avec mâchicoulis.

Vue depuis le deuxième étage du donjon

Deux tours reliées par un chemin de ronde à mâchicoulis.

Deux tours reliées par un chemin de ronde à mâchicoulis.

Le chemin de ronde avec ses mâchicoulis et ses archères cruciformes.

Attention à ne pas stationner dessous...car
ce sont des latrines à encorbellement.

La cour.

Canonnières.

La cour, le donjon et la tourelle octogonale.

Vue sur la cour et la tourelle d'escalier octogonale.

Dans la chapelle: vitrail du XIVème siècle.

Dans la chapelle: vitrail du XIVème siècle.

L'escalier du donjon.

Vitrail suisse du XVIème siècle. (probablement une copie))

Vitrail suisse du XVIème siècle.

"Salle du Seigneur", lieu de justice de Haute, Moyenne et basse justice de la châtellerie
 qui comprenait la défense de neuf villages sur près de 3000 hectares.

Cheminée de la "Salle du Seigneur".

Fresque civile de la famille Charreton,
 peinte au XVIIème siècle,
et devise gravée de la famille.

Vitrail français du XVIème siècle.

Vitrail français du XVIème siècle.

Des travaux de restauration sont encore en cours.

Le chemin de ronde couvert, en restauration.

La belle charpente du donjon.

Le Château du Pin se visite en juillet et août et les 2 jours du week-end du patrimoine en septembre.
Visites également sur rendez-vous pour les groupes de mai à octobre.