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Fin de journée d'automne sur Château-Chalon.

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samedi 13 août 2016

La Renoncule scélérate. Ranunculus sceleratus.


Ranunculus sceleratus (Renonculacées).
Carl von Linné, 1753.
La Renoncule scélérate.

Plante toxique.
Plante protégée en Rhône-Alpes.
Plante menacée dans toute la Suisse.

                        Ranunculus sceleratus, la Renoncule scélérate est une plante herbacée annuelle, hermaphrodite, pouvant atteindre 80 cm de haut, présente dans les fossés, au bord des rives, dans les marécages, les lieux temporairement inondés, parfois les décombres, dans toute la France, jusqu'à 1000 m d'altitude, sauf dans le Midi et en Corse où elle est rare. La floraison a lieu d'avril à septembre.
                       La tige est dressée, creuse, glabre ou pubescente, sillonnée, multiflore.
                       Les feuilles sont un peu charnues, luisantes; les basales et inférieures sont longuement pétiolées, en rein arrondi à 3-5 lobes; les supérieures sont sessiles, bi ou triséquées à segments lancéolés étroits.
                      Les fleurs au sommet de pédoncules sillonnés, sont nombreuses, jaune pâle, de 0,5 à 1 cm de diamètre. Les sépales sont étalés sous les pétales, ou plus ou moins rabattus sur le pédoncule. Les pétales dépassent à peine le calice. Les carpelles, très nombreux, sont groupés en une tête qui devient cylindrique au cours de la fructification.
                     Les fruits sont des akènes.

Pour certains termes techniques: lexique botanique.

 La toxicité de la Renoncule scélérate. 

                   La Renoncule scélérate contient un glucoside, la ranunculine qui se transforme lors de l'ingestion en proto-anémonine, lactone irritante.
                  La plante était connue au Moyen-Âge comme le "Céleri du rire" car son ingestion provoque un rictus sur le visage de la personne empoisonnée; elle provoque par les contractions de muscles de la face, une sorte de rire d'où son surnom également d' "Herbe sardonique".
                 Elle provoque par contact, des dermites irritatives, des blépharites et des conjonctivites. 
                 Par ingestion, elle induit des irritations buccales, stomatites sévères et des ulcérations des muqueuses digestives hautes. Peuvent survenir également des troubles circulatoires et une dépression respiratoire.
                 Elle est toxique également pour le bétail. La plante séchée perd une très grande partie de sa toxicité.

Ranunculus sceleratus.
Plant en fin de floraison sur le sol de l'étang en assec.
Étang de la Communauté, Larnaud 39140. 2016/07/27.

Ranunculus sceleratus.
Plant en fin de floraison sur le sol de l'étang en assec.
Étang de la Communauté, Larnaud 39140. 2016/07/28.

Ranunculus sceleratus.
Fleurs nombreuses et petites.
Étang de la Communauté, Larnaud 39140. 2016/07/28.

Ranunculus sceleratus.
Carpelles très nombreux groupés en une tête devenant cylindrique
au cours de la fructification .
Étang de la Communauté, Larnaud 39140. 2016/07/28.

mardi 10 mai 2016

Le Sceau de Salomon officinal. Polygonatum odoratum.


 Polygonatum odoratum (Asparagacées).
(Miller) George Claridge Druce, 1906.
Le Sceau de Salomon officinal.

Plante toxique.

                       Polygonatum odoratum, le Sceau de Salomon officinal, nommé aussi "Grenouillet", "Faux muguet", "Herbe aux panaris", est une plante herbacée vivace, glabre, qui atteint 50 cm de haut. Elle pousse en terrains plutôt secs et basiques, en zone de garides, forêts, dans les buissons, dans presque toute la France, jusqu'à 2000 m. Classé auparavant dans les Liliacées, le Sceau de Salomon est aujourd'hui inclus dans les Asparagacées. La floraison se situe d'avril à juin.
                       La souche est horizontale, charnue, rhizomateuse, renflée, noueuse, fibreuse.
                       La tige, simple, anguleuse, est dressée-courbée, feuillée sauf vers le bas.
                       Les feuilles, ovales à oblongues, à nervures convergentes, sont disposées sur deux rangs.
                       Les fleurs, généralement solitaires, mais parfois par deux, à court pétiole, pendantes, blanc-verdâtre, longues de 15-22 mm, de 5-7 mm de diamètre, ont une odeur sucrée de "miel-rosat". Elles sont formées de 6 tépales blancs-verdâtres, soudés en tube, verts et plus ou moins étalés à l'extrémité. Les étamines sont au nombre de 6, à filet glabre, soudées aux tépales.
                      Le fruit est une baie à trois loges, noir-bleuâtre à maturité (septembre-octobre). Les graines sont picotées de points brillants.

Pour certains termes techniques: lexique botanique.

 La toxicité du Sceau de Salomon officinal 

                      Le Sceau de Salomon officinal est rarement la cause d'intoxications graves. Il posséde une toxicité similaire à celle du Muguet.
                      Jusqu'à  5 à 10 baies ingérées selon les individus, seuls des troubles digestifs surviennent: nausées, vomissements, diarrhée.
                       Au delà de 10 baies, des troubles du rythme cardiaque apparaissent: bradycardie. Peuvent survenir en plus des troubles de la glycémie (hypoglycémie).
                                                                                  
 Les vertus médicinales du Sceau de Salomon officinal  

                    Seul le rhizome est utilisé.
                    Les principaux constituants sont des mucilages, de la saponine, des tanins, de l'oxalate de calcium.
                   Il a été utilisé comme résolutif, hémolytique, anti-inflammatoire, dans des cas de contusions, ecchymoses, panaris, abcès...
                  
                   Il a été utilisé seulement en cataplasmes de rhizomes frais, cuits sans eau et réduits en pâte, en compresses imprégnées de décoction à raison de 50 g par litre d'eau ( Docteur Jean Valnet).

Polygonatum odoratum.
Plante en bord de chemin très ensoleillé.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.


Polygonatum odoratum.
Tige dressée, courbée, feuillée sauf vers le bas.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.

Polygonatum odoratum.
Feuilles, ovales à oblongues, à nervures convergentes,
disposées sur deux rangs.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.

Polygonatum odoratum.
Tige, simple, anguleuse.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.

Polygonatum odoratum.
Insertion d'une feuille, sessile, à nervures convergentes.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.

Polygonatum odoratum.
Fleurs solitaires à court pétiole, pendantes.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.

Polygonatum odoratum.
Fleurs composées de 6 tépales blancs-verdâtres,
soudés en tube, verts et
plus ou moins étalés à l'extrémité.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.

Polygonatum odoratum.
Extrémité verdâtre des 6 tépales,
les 6 étamines et le pistil.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.

Polygonatum odoratum.
Coupe d'une fleur montrant l'ovaire
et l'insertion des étamines à filet glabre.
Côte de Mancy 39. 2016/05/08.


lundi 2 mai 2016

L'Euphorbe faux cyprès. Euphorbia cyparissias.


Euphorbia cyparissias (Euphorbiacées).
Carl von Linné, 1753.
L'Euphorbe faux cyprès.

Plante toxique, irritante.

                Euphorbia cyparissias, l'Euphorbe faux cyprès ou Euphorbe petit-cyprès est une plante herbacée vivace monoïque, très commune dans la moitié Est de la France, moins dans le Nord et l'Ouest, atteignant 50 cm. Elle pousse sur sols basiques, secs, dans des lieux cultivés, en bords de chemins, en zone de friches, jusqu'à 2500 m. Elle fleurit d'avril à octobre.
                La souche est rampante, stolonifère.
                Les tiges, glabres, ligneuses à la base, nombreuses, dressées, portent des rameaux florifères et des rameaux stériles.
                Les feuilles caulinaires, relativement espacées, sont étroitement linéaires (de 1 à 4 cm de long sur 1 à 3 mm de large), entières, atténuées à la base, à bord un peu recourbé. Les feuilles des rameaux stériles, plus étroites et fines sont rapprochées, simulant ainsi des branches de "pin".
                Les fleurs sont groupées en ombelle à 10-20 rayons, souvent bifurqués. Les deux bractées florales, ovales-triangulaires, non soudées, jaunes en début de floraison deviennent rouges par la suite, ainsi que les involucres. Les glandes matures au nombre de 4-5 sont en croissants à cornes courtes. L'ovaire est entouré de 8-15 étamines.
                Les fruits sont des capsules de 3-4 mm de diamètre, glabres, chagrinées à petites verrues hémisphériques. Les graines sont brunes, ovoïdes, à dissémination myrmécochore.

               Fréquemment, l'Euphorbe faux cyprès est parasitée par un champignon, Uromyces pisi, la Rouille du pois. L'Euphorbe est l' hôte intermédiaire. Les spécimens parasités, en été et automne, surtout en période chaude, sont stériles avec des tiges toujours simples, des feuilles plus épaisses et larges.

              Le latex, lait blanc et poisseux contenu dans les tiges et les feuilles est la nourriture des chenilles du Sphinx de l'euphorbe.
              
Pour certains termes techniques: lexique botanique.

 La toxicité de l'Euphorbe faux cyprès 

             La toxicité d'Euphorbia cyparissias est due au latex (lait blanc et poisseux) contenu dans les tiges et les feuilles.
                   - Symptômes suite à une ingestion:
                              le contact direct avec du latex des tiges ou feuilles ou par l'intermédiaire de doigts souillés par ce latex, avec la bouche, provoque une sensation de brûlure, une hyper-salivation, parfois un gonflement des lèvres et plus rarement un œdème laryngé.
                             Si du latex est ingéré, il y aura nausées, vomissements, diarrhée.
                   - Symptômes en cas de contact avec la peau:
                             en cas de contact, des rougeurs apparaissent dans les 2 à 8 heures, parfois avec phlyctènes (cloques) 8 à 12 heures plus tard. La gravité dépend de l'importance de la surface touchée et de la durée de contact avec le latex.
                   - Symptômes en cas de contact avec l’œil:
                              si le latex est en contact directement avec l’œil ou par l'intermédiaire de doigts souillés, il y aura apparition d'une conjonctivite sévère, parfois atteinte importante de la cornée, gonflement des paupières, voire de la cécité temporaire, ceci avec douleurs intenses, larmoiements et photophobie.

                   Il est donc fortement conseillé de porter des gants en cas de manipulations de la plante et de se laver soigneusement les mains à l'eau après tout contact avec celle-ci.

Euphorbia cyparissias.
Plantes sur pelouse sèche.
Côte de Mancy 39. 2015/04/15.

Euphorbia cyparissias.
Plantes sur pelouse sèche.
Côte de Mancy 39. 2015/04/23.

Euphorbia cyparissias.
Plantes en bord de fossé.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Euphorbia cyparissias.
Plantes sur pelouse sèche.
Côte de Mancy 39. 2015/04/15

Euphorbia cyparissias.
Feuilles caulinaires relativement espacées,
étroitement linéaires, entières, atténuées à la base.
Côte de Mancy 39. 2015/04/15

Euphorbia cyparissias.
Feuilles des rameaux stériles, plus étroites et fines,
 rapprochées, simulant ainsi des branches de "pin".
Côte de Mancy 39. 2015/04/15

Euphorbia cyparissias.
Inflorescence en ombelle.
Côte de Mancy 39. 2015/04/15

Euphorbia cyparissias.
2 bractées florales, ovales-triangulaires, non soudées, jaunes en début de floraison.
Glandes matures au nombre de 4, en croissants à cornes courtes,
 ici encore verdâtres, non encore en croissant pour les 2 plus jeunes fleurs.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Euphorbia cyparissias.
Fruits: capsules de 3-4 mm de diamètre, glabres,
chagrinées à petites verrues hémisphériques.
Côte de Mancy 39. 2015/04/15


dimanche 1 mai 2016

Le Muguet de mai. Convallaria majalis.


Convallaria majalis (Asparagacées).
Carl von Linné, 1753.
Le Muguet de mai.

Plante toxique.

Réglementation dans de nombreux départements, dont le Jura.

                 Convallaria majalis, le Muguet ou Muguet de mai, plante herbacée, glabre, hermaphrodite, anciennement classée dans la famille des Liliacées, aujourd'hui dans celle des Asparagacées, se rencontre dans presque toute la France sauf en région méditerranéenne, dans les bois couverts. La floraison a lieu entre avril et juin.
                 La souche, profonde, est rampante, fibreuse.
                 La tige, de 10 à 25 cm, simple, nue, dressée, est enveloppée ainsi que les pétioles des feuilles, par une gaine membraneuse souvent violacée.
                Les feuilles au nombre de deux, sont ovales-lancéolées, larges de 3-6 cm, longues de 10-15 cm, glabres, lisses, à nervures parallèles convergeant aux extrémités.
                Les fleurs, en grappe terminale unilatérale, au nombre de 5 à 10, sont penchées. Elles sont en forme de clochettes de 5-10 mm, blanches, divisées jusqu'au milieu en 6 dents recourbées vers l'extérieur, à odeur suave. Chaque fleur est portée par un pédicelle, ayant une bractée basale de taille inférieure à la moitié de sa longueur. Les étamines insérées à la base du périanthe sont au nombre de 6. Le style est court, à stigmates obtus.
                Le fruit est une baie globuleuse rouge, luisante, à 3 loges contenant chacune 2 graines.

Pour certains termes techniques: lexique botanique.

 La toxicité du Muguet de mai 

                 Toutes les parties de la plante contiennent des substances soit irritantes, soit toxiques pour le cœur.
                 Convallaria majalis contient des saponosides, hétérosides à propriétés "moussantes" agissant sur la perméabilité cellulaire, et responsables de troubles digestifs, et une vingtaine d' hétérosides cardiotoxiques, dont les trois principaux sont la convallatoxine, la convallarine et la convallamarine. La convallatoxine a une action située entre la digitaline (rencontrée dans la Digitale pourpre) et l'ouabaïne (rencontrée dans les Strophantus). 
                 L'ingestion provoque dans un premier temps une irritation de la bouche et de la gorge, puis des vomissements et des diarrhées avec douleurs abdominales. L'ingestion de 5 baies ou plus, 2 feuilles, 2 tiges ou plus, provoque en plus des effets cardiovasculaires, avec fatigue, hypotension, bradycardie (diminution de nombre de battements cardiaques par minute).
                 Ce sont surtout les enfants en bas âge, ayant mâchonné des tiges ou bu l'eau du vase contenant les fleurs, qui sont touchés intoxiqués par le muguet. Les adultes sont plus rarement intoxiqués.
                 L'intoxication sévère nécessite une surveillance en milieu hospitalier, avec monitoring cardiaque.

                 En conséquence il est donc prudent de placer les bouquets de Muguet hors de portée des enfants. 
                 Il serait préférable également de ne pas conserver le  Muguet dans les chambres à coucher, ses senteurs pouvant provoquer des céphalées chez les personnes sensibles.
                
 Les vertus médicinales du Muguet de mai 

                Rhizomes, mais surtout feuilles et fleurs de Convallaria majalis ont été utilisés en médecine pour leurs propriétés antispasmodiques, sternutatoires, tonicardiaques, diurétiques, émétiques et purgatives.
                Ses principales indications ont été l'insuffisance cardiaque, l'angine de poitrine, les palpitations, la goutte...

                En raison d'une non négligeable toxicité, toute utilisation est fortement déconseillée.
             
                Convallaria majalis est utilisé en homéopathie sans contre-indications.

 Les senteurs "Muguet"  

              Le muguet est une fleur fragile et les méthodes traditionnelles d'obtention des principes odorants par distillation à la vapeur d'eau ou d'extraction par solvant volatil sont impossibles.  Les senteurs de muguet sont donc recomposées à partir de molécules de synthèse. 

 Muguet et 1er mai 

                Les Celtes accordaient au Muguet des vertus porte-bonheur.

                Le 1er mai 1560, le Roi Charles IX était en visite dans la Drôme avec Catherine de Médicis, sa mère. Le Chevalier Louis de Girard de Maisonforte offrit au Roi un brin de muguet porte-bonheur, provenant de son jardin situé à Sain-Paul-Trois-Châteaux. Dès 1561, Charles IX distribua aux dames de la cour un brin de muguet et ce fût le début de la tradition...
  
                Le 1er mai 1886 à Chicago, les syndicats américains se soulèvent, réclamant la journée de travail de huit heures; l'églantine rouge est remplacée par le muguet et deviendra l'emblème des contestations du 1er mai. En 1889 la France décide que le 1er mai sera une journée fériée et payée.

              Félix Mayol, chanteur toulonnais très populaire, commença le 1er mai 1895 son tour de chant au Concert Parisien, brin de muguet à la boutonnière pour remplacer le traditionnel camélia. C'est un triomphe...Le muguet deviendra son emblème (Félix Mayol auteur en 1902 de "Viens, Poupoule, viens..." ).

              Le muguet cultivé du premier mai: plus de 60 millions de brins vendus, 85 % produits à Nantes (la production y existe depuis 5 siècles), le reste dans les environs de Bordeaux.

Convallaria majalis.
Plants en forêt humide et claire.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
Deux feuilles (rarement 3) ovales-lancéolées.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
Tige nue, dressée,enveloppée ainsi que les
 pétioles des feuilles, par une gaine
membraneuse souvent violacée..
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
Fleurs, au nombre de 5 à 10,
en grappe terminale unilatérale.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
Fleurs blanches en clochettes, penchées,
divisées jusqu'au milieu en 6 dents
 recourbées vers l'extérieur.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
Fleurs blanches en clochettes, penchées,
divisées jusqu'au milieu en 6 dents
 recourbées vers l'extérieur.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
Fleur est portée par un pédicelle, ayant une bractée basale
de taille inférieure à la moitié de sa longueur.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
6 étamines insérées à la base du périanthe et style court, à stigmates obtus.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
6 étamines insérées à la base du périanthe et style court, à stigmates obtus.
Larnaud 39140. 2016/04/29.

Convallaria majalis.
Fruits: baies globuleuses rouges, luisantes, à 3 loges contenant chacune 2 graines..
Larnaud 39140. 2015/10/04.

lundi 18 avril 2016

L'Ancolie noirâtre. Aquilegia atrata.


Aquilegia atrata (Renonculacées).
Wilhelm Daniel Joseph Koch, 1830.
L'Ancolie noirâtre.

Plante légèrement toxique (particulièrement les graines)

                   Aquilegia atrata, l' Ancolie noirâtre, est une plante herbacée vivace, atteignant 60 cm de haut, que l'on rencontre en clairières montagnardes, pâtures montagnardes. Elle fleurit en juin-juillet.
                   La racine est rhizomateuse.
                   Les tiges sont pubescentes.
                   Les feuilles sont duveteuses dessous, glabres dessus, vert pâle à vert foncé violacé. Les feuilles inférieures, longuement pétiolées, sont biternées à folioles larges de 3-4 cm, peu profondément incisées, les supérieures à lobes souvent entiers, sont sessiles.
                   Les fleurs violet brunâtre foncé, en panicules lâches, sont régulières avec des sépales pétaloïdes et 5 pétales en forme de cornet avec un éperon brusquement courbé en crochet à l'extrémité; c'est sans doute cet éperon qui est à l'origine du nom de genre, dérivé du latin aquila, aigle, car son extrémité est crochue comme le bec ou les serres de ce rapace. Les étamines sont largement saillantes par rapport à la corolle.
                  Des nectaires sont situés à l'extrémité des longs éperons; peu d'insectes pollinisateurs peuvent y goûter; les bourdons quant à eux en percent le sommet, aspirent le nectar, sans contrepartie de pollinisation. 
                 Les fruits sont de grands follicules ventrus pubescents.

Pour certains termes techniques: lexique botanique.

 La toxicité de l'Ancolie noirâtre 
          
                 L'Ancolie vulgaire, comme les autres espèces d'Ancolies sauvages ou cultivées, est toxique, principalement ses feuilles et surtout ses graines. Elle provoque nausées, vomissements, diarrhées et difficultés respiratoires.

Aquilegia vulgaris Aquilegia atrata
- Jusqu'à 90 cm de haut.
- Fleurs bleu clair à bleu-violacé, rarement roses ou blanches.
- Étamines ne dépassant pas la corolle.
- Plus petite taille.
-Fleurs violet brunâtre foncé.                                             
- Étamines dépassant largement la corolle..

Aquilegia atrata
Plante en clairière-pâture sur sol calcaire.
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.


Aquilegia atrata
Feuilles duveteuses dessous, glabres dessus, vert pâle à vert foncé violacé .
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Feuilles duveteuses dessous, glabres dessus, vert pâle à vert foncé violacé
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Fleurs violet brunâtre foncé, en panicules lâches.
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Jeune fleur non épanouie.
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Fleurs violet brunâtre foncé,
à étamines largement saillantes par rapport à la corolle
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Fleur à 5 sépales pétaloïdes, 5 pétales en forme
 de cornet avec un éperon brusquement courbé
 en crochet à l'extrémité.
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Fleurs violet brunâtre foncé, à étamines
 dépassant largement la corolle.
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Ici fleur bleu violacé, probablement une hybridation...
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Fleur vue de dessus.
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.

Aquilegia atrata
Étamine dépassant largement la corolle.
 Combe de la Chèvre 39. 2015/06/17.